
La permanence des soins est une des missions confiées aux Agences Régionales de Santé (ARS), l’objectif étant d’apporter une réponse performante et efficiente aux demandes de soins non programmées.
Les organismes qui forment aujourd’hui l’ARS, et notamment la Mission Régionale de Santé, avaient vocation à formuler des propositions concourant à l’amélioration du dispositif de permanence des soins, avec, entre autres, le développement des maisons médicales de garde.

En 2007, la CNAMTS (Caisse Nationale d’Assurance Maladie des Travailleurs Salariés) et les URCAM (Unions Régionales des Caisses d’Assurance Maladie) se sont engagées à évaluer, annuellement, le dispositif de la permanence des soins, en lien avec les CODAMUPS (Comités Départementaux de l’Aide Médicale Urgente et de la Permanence des Soins).
En 2008, il ressort de cette évaluation un constat tout à fait encourageant pour la région Champagne Ardenne, notamment :
- Une diminution du nombre de secteurs, passant de 73 secteurs en 2005 à 57 en 2009, en région. Outre l’aspect financier, cette réduction du nombre de secteurs de garde contribue à réduire la contrainte liée au nombre de gardes individuelles à assurer par les médecins.
- Une réelle mobilisation des médecins, et ce, surtout dans les milieux ruraux : en région, 57% des médecins participent à la permanence des soins, avant minuit.
- Une régulation des actes en augmentation, passant ainsi de 56% d’actes régulés en 2006 à 86% en 2008. En effet, 86% des actes, réalisés par les médecins d’astreinte, sont régulés, c’est-à-dire ont transité via le 15. L’objectif, qui était de 75% d’actes régulés, est donc atteint.
- Une complémentarité entre les différents acteurs.

Cependant, l’efficience du dispositif doit être améliorée. L’évaluation menée sur la région a conduit à fixer les objectifs suivants :
- Poursuivre les travaux liés à la resectorisation. Près d’un quart des secteurs comptant moins de 6 médecins généralistes en 2008, le regroupement des secteurs est ainsi à rechercher compte tenu du faible effectif.
- Accroître la participation effective des médecins libéraux au système organisé de la permanence des soins afin d’offrir un service en adéquation avec les besoins de la population. Bien que 57% des médecins ont participé à la permanence des soins en 2008, c’est 5 points de moins qu’en 2007 : il s’agira alors de prendre en compte la démographie médicale et l’âge des médecins.
- Renforcer la régulation, prioritairement par les Centres 15 (information du public sur le bon usage du 15) et, mobiliser les libéraux pour participer à la régulation.
- Consolider la complémentarité ville / hôpital.
- Améliorer le processus de recueil d’informations permettant d’évaluer le fonctionnement du dispositif.