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Grand froid : attention aux intoxications au monoxyde de carbone

Chaque année en France, 5000 personnes sont victimes d’une intoxication due au monoxyde de carbone (CO), et 90 en décèdent. En Champagne-Ardenne, 571 intoxications et 3 décès sont intervenus ces 5 dernières années.

N’importe qui peut être victime de cette intoxication, qui survient souvent lorsqu’on pratique des gestes simples de la vie quotidienne telle la mise en route du chauffage ou de l’eau chaude, y compris en famille. Elle peut se présenter sous une forme aiguë et nécessite alors une prise en charge d’urgence, ou sous une forme chronique, beaucoup plus difficile à repérer.

Le monoxyde de carbone (CO) est un gaz inodore et incolore et rien ne permet de détecter spontanément sa présence. Sa présence résulte d’une combustion incomplète, et ce quel que soit le combustible utilisé : bois, butane, charbon, essence, fuel, gaz naturel, pétrole, propane. Il diffuse très vite dans l’environnement.

Les symptômes ?

Les signes cliniques ne sont pas spécifiques : maux de tête, vertiges, malaises, nausées, dyspnée, troubles de la vision, de l’odorat ou du goût, troubles du sommeil, de la mémoire, de l’attention, douleurs thoraciques, abdominales, musculaires peuvent être rencontrés à des fréquences variables.

Une intoxication au CO peut être mortelle en quelques minutes dans les cas les plus graves.

Que faire en cas d’accident dû au monoxyde de carbone ?

- Aérer immédiatement les locaux en ouvrant portes et fenêtres.
- Faire évacuer les locaux et vider les lieux de leurs occupants.
- Appeler les secours : Pompiers (le 18), le SAMU (le 15).
- Ne réintégrer les locaux qu'après le passage d'un professionnel qualifié qui recherchera la cause de l'intoxication et proposera les travaux à effectuer.

Les causes des intoxications au monoxyde de carbone ?

Dans une majorité des cas, les accidents résultent :

  • de la mauvaise évacuation des produits de combustion (conduit de fumée obstrué ou mal dimensionné);
  • de l’absence de ventilation dans la pièce où est installé l’appareil (pièces calfeutrées, sorties d’air bouchées);
  • du défaut d’entretien des appareils de chauffage et de production d’eau chaude ainsi que les inserts, poêles, cuisinières, chauffages mobiles d’appoint;
  • de la vétusté des appareils;
  • de la mauvaise utilisation de certains appareils (appareils de chauffage d’appoint utilisés en continu par exemple, groupes électrogènes ..)
    de l’incompatibilité des différentes installations présentes dans un même logement (exemple : foyer ouvert et chaudière).

On observe souvent, lors d’accident, un cumul de défauts et d’autres facteurs cités.

Les bons gestes à adopter

Pour éviter qu’une concentration importante de CO ne s’accumule dans les locaux, des règles simples doivent être respectées :

  • Je fais vérifier chaque année mes installations (chaudières, cheminées, chauffeau,conduits d’aération, poêles) par un professionnel qualifié.
  • J’aère mon logement tous les jours même en hiver.
  • Je n’obstrue jamais les entrées et sorties d’air (grilles ou bouches d’aération) permettant à l'air de circuler.
  • Je n’utilise pas pour me chauffer des appareils non destinés à cet usage (chauffage d’appoint, groupe éléctrogène...).
  • Je respecte les consignes d’utilisation des appareils à combustion :  ne jamais utiliser de façon prolongée des panneaux radiants à gaz ou des poêles à pétrole ; ne jamais utiliser une cuisinière, un brasero ou un barbecue comme chauffage de secours dans une pièce fermée. 
  • Je fais remplacer les appareils anciens raccordés à des conduits de fumée par des appareils conformes à la réglementation en vigueur.